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    2010, l'année des premiers essais cliniques sur les cellules souches

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    2010, l'année des premiers essais cliniques sur les cellules souches

    Message  Admin le Ven 31 Déc - 16:12



    En médecine, 2010 restera l'année des premiers essais cliniques sur les cellules souches embryonnaires, un domaine provoquant des polémiques à la hauteur des espoirs, immenses, qu'il suscite pour le traitement de nombreuses maladies.

    Deux tests ont débuté aux Etats-Unis, et d'autres vont suivre, tandis que les chercheurs explorent de nouvelles voies pour tenter de contourner la controverse née de l'utilisation d'embryons humains.

    Après une décennie de controverses, la recherche est "enfin prête à faire ses preuves et à aider pour de bon des patients souffrant de maladies terribles", s'enthousiasme Bob Lanza, le directeur des recherches de la société Advanced Cell Technology (ACT).

    Les cellules souches embryonnaires sont les seules ayant la capacité de se multiplier sans limite et de devenir n'importe quelle cellule du corps.

    Leur potentiel est énorme pour traiter nombre de pathologies telles que la maladie de Parkinson, la paralysie, le diabète, les maladies cardiaques, voire les effets du vieillissement.

    En octobre, Geron Corporation a commencé le premier test de cellules embryonnaires sur un patient paralysé après une blessure de la moelle épinière. En tout, une dizaine de malades doivent participer à cette étude durant une année.

    Un mois plus tard, ACT a obtenu le feu vert de l'administration pour entamer les essais cliniques sur douze enfants atteints de la maladie de Stargardt, une affection héréditaire et irréversible de l'oeil touchant les enfants de 7 à 12 ans.

    Tant pour ACT que pour Geron, la priorité est d'évaluer la sécurité du traitement, plutôt que son efficacité. Le risque que les cellules souches se transforment en tumeurs est en effet l'une des sources d'inquiétudes entourant ces thérapies.

    En cas de succès, les essais seront étendus à des populations plus larges, dans l'espoir de guérir à terme la cécité et la paralysie.

    L'équipe de l'Américain James Thompson a isolé pour la première fois des cellules souches embryonnaires humaines il y a douze ans, lançant aussitôt une controverse qui perdure aujourd'hui.

    L'ancien président américain George W. Bush avait interdit le financement public de cette méthode, au motif qu'elle implique l'élimination d'embryons humains. Son successeur Barack Obama a pris la décision inverse dès sa prise de fonction.

    Mais en août de cette année, un juge a donné raison à un groupe d'organisations chrétiennes et tranché pour l'interdiction de financement public.

    Sa décision est sans effet dans l'attente du jugement d'appel, mais n'en inquiète pas moins les scientifiques.

    Pour contourner le problème, des chercheurs ont exploré en 2010 la voie consistant à créer des cellules souches pluripotentes induites (ou iPS, leur acronyme en anglais) à partir de cellules adultes.

    Ces iPS ont leurs inconvénients. Des études ont ainsi montré qu'elles sont moins efficaces et plus imprévisibles que les cellules souches. Mais une équipe canadienne et Derrick Rossi, un chercheur de l'université de Harvard, ont décrit cette année des méthodes potentiellement plus sûres d'exploiter ces cellules.

    Il est encore bien tôt. Mais Bob Lanza entrevoit déjà la possibilité, au-delà du traitement des maladies, qu'un jour les amputations, les transfusions de sang et les greffes d'organe ne soient plus nécessaires.

    "A l'avenir, et peut-être du vivant de vos lecteurs", dit-il à l'AFP, "on pourra utiliser une cellule de peau pour faire +pousser+ un nouveau rein à quelqu'un qui aura perdu cet organe dans un accident."

    Par Kerry SHERIDAN
    lesechos.fr

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