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    -FORUM-Biotech-La course à l'IPO dans un marché ardu

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    -FORUM-Biotech-La course à l'IPO dans un marché ardu

    Message  Admin le Mar 7 Juin - 11:14




    par Noëlle Mennella et Caroline Jacobs

    PARIS, 6 juin (Reuters) - Les portes de la Bourse devraient s'ouvrir à plusieurs sociétés françaises de biotechnologie d'ici à la fin de l'année mais les montants levés devraient, comme en 2010, être plutôt limités.

    L'échec retentissant de l'anti-inflammatoire Naproxcinod de NicOx a refroidi l'appétit des investisseurs pour un secteur hétérogène dont les cycles de développement sont longs puisqu'en moyenne les biotechs mettent 13 ans à être rentables.

    Néanmoins, les plus solides trouveront sans doute des financements, et l'émergence des "medtechs" devrait se confirmer car ces sociétés spécialisées dans les équipements médicaux sont plus faciles à comprendre, leurs risques d'échec sont moins élevés et leur probabilité d'être rachetées est plus grande.

    De fait, sur les sept entreprises de biotechnologie mises sur le marché en 2010, les medtechs ont enregistré les plus belles performances du secteur: depuis leur entrée en Bourse, Carmat (coeur artificiel) a bondit de 410% et Stentys (stents pour ouvrir les artères) s'est adjugée 80%.

    De leur côté, AB Science (maladie d'Alzheimer) et Neovacs (polyarthrite rhumatoïde) ont perdu respectivement 28% et 6,25%.

    "La convergence entre les medtechs et les biotechs n'en est qu'à ses débuts", affirme Philippe Pouletty, directeur général du fonds Truffle Capital, remarquant que dans cette deuxième génération de biotechs figurent aussi des sociétés du domaine des énergies renouvelables comme Deinove .

    Selon André Choulika, président de France Biotech, sept sociétés devraient au total faire leur entrée en Bourse cette année, en comptant Biosynex (diagnotic) et Tekka (implants dentaires) qui sont déjà cotées, ainsi que Global Bioenergies (bioressources en hydrocarbures) dont la première cotation est prévue le 9 juin.

    LA BELLE HISTOIRE MANQUANTE

    "Il y a des sociétés qui sont dans les starting blocks pour aller en Bourse. Surtout des medtechs. Il sera intéressant de voir combien de capitaux vont être levés, car en 2010 les montants n'étaient pas spectaculaires", déclare André Choulika.

    "J'espère que les sociétés arriveront à lever plus de 22 à 23 millions d'euros", ajoute-t-il, en soulignant que parmi les entreprises qui ont tenté l'aventure l'an dernier, beaucoup ont dû retailler leur projet.

    Ainsi, AB Science et Neovacs ont été contraints de baisser leurs prétentions de moitié, pour lever in fine respectivement 25,7 et 11 millions d'euros. Novagali (opthalmologie) est la société qui a levé le plus d'argent avec un montant de 22 millions d'euros.

    Truffle Capital et le fonds de capital-risque Sofinnova Partners comptent voir une ou deux sociétés de leur portefeuille tenter l'épreuve du marché cette année. Parmi elles pourrait figurer Vexim, soutenue par Truffle Capital, qui fabrique un implant en titane qui permet de restaurer par voie percutanée une vertèbre fracturée.

    Au rang des autres sociétés "prometteuses", le cabinet de conseil Bionest Partners cite Cerenis Therapeutics (cardiovasculaire), Supersonic Imagine (nouvelle génération d'échographie) ou Poxel (diabète).

    "Ce n'est pas évident pour les sociétés qui veulent s'introduire en Bourse car on manque de belles histoires pour des sociétés biotechs au sens pharma. En France, on attend toujours une belle histoire", commente Thomas Martinelli, associé du cabinet Bionest.

    Pour lui, la belle histoire, c'est une entreprise qui s'est développée pendant 10 à 15 ans avec des capital-risqueurs avant d'aller en Bourse, puis de commercialiser un produit, pour enfin se vendre à un laboratoire ou une grande biotech.

    "Il faut que des biotechs françaises fassent de la croissance externe, cela montrera une consolidation du secteur. Le but est d'obtenir d'ici cinq ans, une, deux ou trois boîtes qui capitalisent plus d'un milliard d'euros en France", plaide André Choulika.

    On en est loin, puisqu'aujourd'hui Transgene , la plus grande des biotechs françaises, pèse 430 millions d'euros.

    "TUER SES PROPRES ENFANTS"

    Néanmoins, selon André Choulika", il y a un pool de biotechs qui atteignent un palier de maturité".

    Ainsi, BioAlliance Pharma , spécialisée dans le cancer, a conclu en 2010 des accords de licence aux Etats-Unis et en Europe, ce qui lui a permis de réaliser les premiers bénéfices de son histoire.

    Vivalis , producteur de vaccins et de protéines sur cellules souches aviaires, a élargi sa base technologique en rachetant la société lyonnaise Humalys, centrée sur la découverte d'anticorps monoclonaux.

    Et Cellectis (chirurgie du génome) a signé un accord de licence avec Bayer HealthCare autorisant le pôle santé du groupe allemand à utiliser ses brevets.

    La diminution de l'argent disponible risque cependant de précipiter la fin des biotechs plus fragiles. En dépit du regain des flux financiers vers cette industrie l'an dernier, 11 entreprises ont dû fermer et 33% disent rencontrer des difficultés, selon le rapport annuel de France Biotech.

    "Ça va continuer à être difficile pour des sociétés qui veulent faire un premier round, pour les autres ce sera au cas par cas", prédit Thomas Martinelli, chez Bionest.

    Mais combien réussiront ?

    "C'est impossible de donner une tendance. Des projets parlent au marché et d'autres parlent moins", répond André Choulika. Un coeur artificiel, "ça parle davantage qu'un produit de niche comme l'herpès génital", observe-t-il.

    Même son de cloche chez Antoine Papiernik, partenaire associé de Sofinnova, qui note néanmoins que "les sociétés ambitieuses avec des managements de qualité ont toutes réussi à se refinancer".

    Ainsi, dit-il, "les meilleures boîtes survivent et les autres meurent. C'est normal. Les capital venture sont coupables d'avoir garder dans leur portefeuille des sociétés qui auraient dû mourir. C'est difficile de tuer ses propres enfants."

    reuters

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